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    <title><![CDATA[Commentaires du blog: SANS CONSEILS NI MODIFICATIONS]]></title>
    <link>http://brems.over-blog.com/</link>
    <description>Les 25 derniers commentaires publiés sur le blog &quot;SANS CONSEILS NI MODIFICATIONS&quot;</description>

        <language>fr</language>
    
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        <title><![CDATA[Commentaires du blog: SANS CONSEILS NI MODIFICATIONS]]></title>
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    <pubDate>Sat, 21 Feb 2009 05:56:36 +0100</pubDate>    <lastBuildDate>Sat, 21 Feb 2009 05:56:36 +0100</lastBuildDate>    <generator>Over-blog.com RSS 2.0 Engine</generator>    <copyright>Copyright 2012 brems.over-blog.com</copyright>            <category>Littérature</category>    <docs>http://www.rssboard.org/rss-specification/</docs>                        
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        <title><![CDATA[Commentaire de Aline Nardone]]></title>
        <link>http://brems.over-blog.com/article-7092119-6.html#comment12564989</link>        <description><![CDATA[<span class="L_TITRECRITIQUE"><font color="#a51111">Le Paysan de Paris-Plage</font></span><a href="http://www.parutions.com/index.php?qid=1310&amp;c=auteur&amp;pid=1"><span class="L_AUTEUR">Yannick&nbsp;Haenel</span></a>&nbsp;&nbsp;  <span class="L_TITRE">Cercle</span><br /><span class="L_PRODUCTION">Gallimard</span>&nbsp;<span class="L_COLLECTION">-&nbsp;L'Infini</span>&nbsp;<span class="L_DATEP">2007&nbsp;/</span>&nbsp;&nbsp;<span class="L_PRIX">21&nbsp;&euro;</span>&nbsp;- <span class="L_PRIX">137.55&nbsp;ffr.</span>&nbsp;/&nbsp;<span class="L_PAGES">501&nbsp;pages</span><br /><span class="L_ISBN">ISBN :&nbsp;978-2-07-077600-9</span><br /><span class="L_ISBN">FORMAT :&nbsp;14,0cm x 20,5cm</span><br /><br /><span class="L_ISBN">Date de publication : 23/08/2007</span><br /><a target="_blank" href="http://www.parutions.com/services/?pid=1&amp;rid=1&amp;srid=121&amp;ida=8498&amp;type=imprimer"><font color="red">Imprimer</font></a><br /><br /><span class="L_ARTICLE"><span class="FIRST"><font size="+2" color="#a51111"><strong>A</strong></font></span>pr&egrave;s <em>Evoluer parmi les avalanches</em>, Yannick Haenel reste dans le m&ecirc;me registre en publiant <em>Cercle</em>. Ses th&egrave;mes de pr&eacute;dilection y sont une fois de plus obs&eacute;dants : le lecteur nage (ou se noie) dans une narration dense et touffue sur la libert&eacute;, la po&eacute;sie, l&rsquo;identit&eacute;, l&rsquo;absolu, Le mal, la qu&ecirc;te de la femme, le sexe, le retour au moi rugissant, la sensation d&rsquo;exister, etc. Th&egrave;mes universels de la litt&eacute;rature, que Haenel se r&eacute;approprie ici et &agrave; fortes doses.<br /> <br /> Le talent d&rsquo;un &eacute;crivain r&eacute;side dans l&rsquo;utilisation de ces th&egrave;mes archi-rebattus : voir comment il les traite, comment il les applique &agrave; son &eacute;poque, ou &agrave; ses personnages, de quelle mani&egrave;re il les r&eacute;utilise, ce qu&rsquo;il veut en dire, etc. Rien de tout cela ici : un magma inconsistant de m&eacute;taphores vaseuses, de narcissisme assum&eacute;, mais surtout un manque d&rsquo;originalit&eacute; qui se plante dans un d&eacute;cor qui se voudrait neuf ; sinon pourquoi avoir la pr&eacute;tention d&rsquo;&eacute;crire 500 pages sur l&rsquo;exaltation po&eacute;tique ? <br /> <br /> L&rsquo;histoire tient en deux mots ici car la narration privil&eacute;gie avant tout le rendu des sensations, des d&eacute;lires intello-sexuels exprim&eacute;s en permanence par son personnage, ou encore de sa vision du travail (archi simpliste) ainsi que du monde horrible dans lequel on vit. Un homme d&eacute;cide &agrave; l&rsquo;approche de son RER de rester sur le quai et d&rsquo;envoyer balader son m&eacute;tier, sa vie de bureaucrate affair&eacute; pour d&eacute;couvrir ce qu&rsquo;est la vraie vie de l&rsquo;homme, seul, disponible et &agrave; fleur de peau. S&rsquo;ensuivent des rencontres avec les &eacute;l&eacute;ments naturels et artificiels de la ville, quelques femmes forc&eacute;ment belles et Dame Litt&eacute;rature, principale ma&icirc;tresse de notre ami, lui faisant d&eacute;couvrir le sens m&ecirc;me de l&rsquo;existence sous toutes ses coutures &agrave; coup d&rsquo;enjamb&eacute;es lyriques incessantes et de cadavres exquis peu convaincants. La perception de quelques phrases prises au vol le conduisant vers une route inconnue mais propice &agrave; la po&eacute;sie.<br /> <br /> On ne peut s&rsquo;emp&ecirc;cher de sourire &agrave; la lecture de ces descriptions d&rsquo;une grande na&iuml;vet&eacute; existentielle. Haenel a la m&eacute;taphore facile et m&ecirc;me les touristes japonais photographiant Notre-Dame trouvent gr&acirc;ce &agrave; ses yeux puisqu&rsquo;il les m&ecirc;le au festoiement po&eacute;tique. Mais il n&rsquo;y a pas que cela, se trouvant dans une solitude (qu&rsquo;il fuit tr&egrave;s vite&hellip;) et une disponibilit&eacute; tragique (qui appelle la rencontre, f&eacute;minine notamment), les gens deviennent d&rsquo;un coup sympathiques avec lui, l&rsquo;aidant, lui parlant, le prenant sous leurs ailes lorsqu&rsquo;il ne se sent pas bien ! Apr&egrave;s une telle exp&eacute;rience, il ne peut que s&rsquo;&eacute;nerver apr&egrave;s notre monde format&eacute;, avec ces moutons dociles qui acceptent leur sort de travailleurs acharn&eacute;s, prisonniers du syst&egrave;me, etc. En fait, le narrateur passe du m&eacute;tro-boulot-dodo au &laquo;m&eacute;trosexuel&raquo;! Pas mieux. <br /> <br /> Le mot &laquo;clich&eacute;&raquo; est facile &agrave; utiliser mais comment ne pas le consid&eacute;rer ici car tout y passe. Les oiseaux, les plantes, la Seine, les rues, les roseaux, les caf&eacute;s, les sculptures, les librairies, les h&ocirc;tels, bref, le climat parisien d&eacute;crit comme une pastorale sans l&rsquo;envers du d&eacute;cor (c&rsquo;est tout juste si Paris-plage n&rsquo;est pas cit&eacute; comme &eacute;l&eacute;ment po&eacute;tique) est source d&rsquo;inspiration de notre ami qui, d&eacute;barrass&eacute; de son ancienne vie d&rsquo;actif stress&eacute;, sourd et aveugle, peut enfin rena&icirc;tre. Et que faut-il &agrave; notre &eacute;crivain pour vivre pleinement des sensations de gamin de 10 ans ? On vous le demande. Et bien la rencontre d&rsquo;une femme pardi, (Plusieurs d&rsquo;ailleurs, avec en prime quelques distractions sexuelles d&eacute;crites cette fois-ci sans trop de po&eacute;sie !) myst&eacute;rieuse, rencontr&eacute;e comme personne ne les rencontre de nos jours, c'est-&agrave;-dire disponible d&rsquo;embl&eacute;e, aim&eacute;e de suite, suivie, perdue, puis retrouv&eacute;e &agrave; l&rsquo;autre bout de l&rsquo;Europe dans un circuit incandescent et sans fin.<br /> <br /> En exemple, deux extraits du quotidien incroyable du narrateur qui parcourt Paris de fond en comble pris de subites et violentes exaltations &agrave; la vue du trivial et du commun : <em>&laquo;Je me nourrissais de brochettes et de nougats que je grignotais en marchant, ou alors de bols de riz que j&rsquo;avalais debout, dans des snacks japonais. Je rencontrais le soir, au Saint-Jean, place des Abbesses, ou &agrave; La Folie, rue de Belleville, des inconnues avec qui je marchais, la nuit, jusque chez elles&raquo;</em> (p.97). Choses extraordinaires qu&rsquo;il n&rsquo;avait pas le temps de faire lorsqu&rsquo;il &eacute;tait pris par la paperasse au bureau, sans parler des filles que l&rsquo;on rencontre de fa&ccedil;on toujours po&eacute;tique ! (Qu&rsquo;a-t-on fait depuis sinon travestir le &laquo;hasard objectif&raquo; cher aux surr&eacute;alistes dans ce type de roman ?)<br /> <br /> Plus loin, il fait l&rsquo;exp&eacute;rience incroyable du kebab : <em>&laquo;J&rsquo;ai mang&eacute; un kebab au Carthage, juste avant la place Gambetta. Un peu de viande m&rsquo;a redonn&eacute; des forces. Je contemplais le rouleau de mouton qui tournait lentement dans sa cuisson. La viande tombait par lamelles, comme une pelure de phylact&egrave;res enlumin&eacute;e d&rsquo;&eacute;pices. Dans la vitrine de la librairie, juste &agrave; c&ocirc;t&eacute;, il y avait un livre pour enfants dont le titre &eacute;tait : </em>La Guitare de diamants.<em> Ce titre m&rsquo;a fait du bien, lui aussi. J&rsquo;&eacute;tais heureux de r&eacute;p&eacute;ter ces mots&raquo;</em> (p.102).<br /> <br /> Pour finir, Haenel prend en otages, et pour se donner une caution &agrave; son livre, quelques grands noms de la litt&eacute;rature qui l&rsquo;accompagnent durant son incroyable p&eacute;riple vide : Melville, Rimbaud, Hom&egrave;re (que conna&icirc;t parfaitement le premier tenancier qui l&rsquo;accueille dans son caf&eacute;, bien s&ucirc;r !), Shakespeare, Flaubert, etc. Car ce sont des phrases, p&ecirc;ch&eacute;es au hasard de son inconscient, qui alimentent &agrave; la fois le r&eacute;cit et l&rsquo;aventure de notre h&eacute;ros. Trop de symboles emprunt&eacute;s au surr&eacute;alisme mais dig&eacute;r&eacute;s fa&ccedil;on sauce k&eacute;bab ! (A noter aussi la pr&eacute;sence de photos, de croquis ou de peintures ; inclusions picturales qu&rsquo;affectionnait le groupe.) S&rsquo;ensuit une r&eacute;flexion sur le Mal avec le passage oblig&eacute; dans les camps de la mort et le tour est jou&eacute;. S&rsquo;en est trop, le lecteur abandonne. <br /> <br /> Propos emphatiques, lyrisme de pacotille, pathos grand-guignolesque, m&eacute;taphores fumeuses, snobisme litt&eacute;raire, descriptions &eacute;rotiques sans int&eacute;r&ecirc;t, voyage initiatique bobo-pathos: Paris-Berlin-Varsovie-Cracovie-Prague formant le cercle triptyque du livre (le livre est divis&eacute; en trois parties, Cercle I, II et III), bref, l&rsquo;exp&eacute;rience all&eacute;gorique et initiatique de Haenel conna&icirc;t tr&egrave;s vite ses limites. Reste un dernier passage qui pourrait r&eacute;sumer le livre en rendant un hommage m&eacute;rit&eacute; &agrave; une grande actrice qui prend ici la figure de l&rsquo;amour&hellip; <em>&laquo;J&rsquo;ai pens&eacute; &agrave; la photo d&rsquo;Anita Dark. J&rsquo;ai d&eacute;cid&eacute; que ce serait mon porte-bonheur. Un talisman, aussi. Comme ces crucifix qu&rsquo;on brandit face aux vampires. Et bien moi, d&egrave;s que la mort vient me narguer, je sors la photo d&rsquo;Anita Dark, me disais-je. Si j&rsquo;avais eu sur moi une photo d&rsquo;Anna Livia, bien s&ucirc;r que je l&rsquo;aurais sortie, mais je n&rsquo;en avais pas, alors Anita Dark, c&rsquo;est d&eacute;j&agrave; &ccedil;a, me disais-je. J&rsquo;ai cherch&eacute; dans ma poche la photo de la reine du X. Je l&rsquo;ai d&eacute;pli&eacute;e. J&rsquo;ai souri. A la fin, ce n&rsquo;est pas la mort qui gagne, ai-je dit &ndash; c&rsquo;est Eros. J&rsquo;ai r&eacute;p&eacute;t&eacute; la phrase &agrave; voix haute, en brandissant la photo : A la fin, c&rsquo;est Eros qui gagne&raquo;</em> (p.439).</span><br /><br /><span class="L_SIGN">Jean-Laurent Gl&eacute;min</span><br />(<span class="L_DATED"> Mis en ligne le  26/09/2007<br />http://www.parutions.com/index.php?pid=1&amp;rid=1&amp;srid=121&amp;ida=8498</span>]]></description>
        <pubDate>Sat, 06 Oct 2007 22:16:27 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">e57830b922768122127b3b1fe35cd903</guid>
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