mon oeil me fait souffrir à cause de toutes les filles de ma ville 1
le compte à rebours est à nouveau déclenché
l’été s’annonce ondoyant
mon mal de dos persiste
la première année du nouveau président s’achève
les hommes ont de grandes prétentions et de petits projets
mon nouveau pantalon hero me convient
la pelouse devrait être ressemée
le plombier devrait venir prochainement
le plombier est venu il y a 11 jours déjà
la pelouse attend la tondeuse rouge
mon pantalon vient d’être lavé
les hommes me rebutent
le président dit que ce n’est pas foutu
mon mal de dos prospère
l’été sera solitaire
il reste 70 jours et 69 nuits
mon œil droit a rendez-vous mardi 3 juin 2008 à 9h00
les filles pâles et roses comme des coquillages marins
l’érudition est l’excrément de la pensée
je pourrai parler au soleil
tu marcheras dans un âge ignoré
il verra l’ombre qu’il était
nous serons deux je le maintiens
vous goûterez à l’oiseau qu’on n’ouït jamais
ils s’endormiront en l’or de ses cheveux
j’ai dit plus de rendez-vous trente ans ça suffit
il a dit il est incroyable ce mec
durant l’orage j’ai somnolai sur le canapé
l’homme éjecte de son corps 25 litres de semence
très souvent les hommes sont agacés par les voix féminines
j’ai le sentiment d’être vierge à dieu
elle a 682,63 euros sur son compte
l’ampoule 3 years life if used for 2,7h perd day
est éternellement éteinte
les impôts veulent avoir ma nouvelle adresse
lm qui écoute purcell veut avoir de mes nouvelles
l’avenir passe-il par les mauvaises figues
j’attends je ne dis rien à personne
il n’y a plus personne à qui parler
je fais cette semaine comme si
c’était la dernière fois
oui la batterie et sauvegarder mes fichiers
éventuellement voir un corps nu de femme
peut-on désirer sans souffrir
peut-on désirer une dernière fois
peut-on vivre au-delà de la satisfaction
j’ai invoqué tom nom
du fond de ma nuit
tu as entendu ma voix
ne ferme pas l’oreille à mes soupirs à mes cris
tu t’es approché et tu as dit
ne crains point 2
31/05/2008 22:02
1
- Les Lamentations de Jérémie, III, 1.
Éditions Desclée et Cie, 1930. p.1207.
2 – Ibid
