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Samedi 31 mai 2008 6 31 /05 /Mai /2008 21:58

 

 

mon oeil me fait souffrir à cause de toutes les filles de ma ville 1

le compte à rebours est à nouveau déclenché

l’été s’annonce ondoyant

mon mal de dos persiste

la première année du nouveau président s’achève

les hommes ont de grandes prétentions et de petits projets

mon nouveau pantalon hero me convient

la pelouse devrait être ressemée

le plombier devrait venir prochainement

le plombier est venu il y a 11 jours déjà

la pelouse attend la tondeuse rouge

mon pantalon vient d’être lavé

les hommes me rebutent

le président dit que ce n’est pas foutu

mon mal de dos prospère

l’été sera solitaire

il reste 70 jours et 69 nuits

mon œil droit a rendez-vous mardi 3 juin 2008 à 9h00

les filles pâles et roses comme des coquillages marins

l’érudition est l’excrément de la pensée

je pourrai parler au soleil

tu marcheras dans un âge ignoré

il verra l’ombre qu’il était

nous serons deux je le maintiens

vous goûterez à l’oiseau qu’on n’ouït jamais

ils s’endormiront en l’or de ses cheveux

j’ai dit plus de rendez-vous trente ans ça suffit

il a dit il est incroyable ce mec

durant l’orage j’ai somnolai sur le canapé

l’homme éjecte de son corps 25 litres de semence

très souvent les hommes sont agacés par les voix féminines

j’ai le sentiment d’être vierge à dieu

elle a 682,63 euros sur son compte
l’ampoule 3 years life if used for 2,7h perd day

est éternellement éteinte

les impôts veulent avoir ma nouvelle adresse

lm qui écoute purcell veut avoir de mes nouvelles

l’avenir passe-il par les mauvaises figues

j’attends je ne dis rien à personne

il n’y a plus personne à qui parler

je fais cette semaine comme si

c’était la dernière fois

oui la batterie et sauvegarder mes fichiers
éventuellement voir un corps nu de femme

peut-on désirer sans souffrir

peut-on désirer une dernière fois

peut-on vivre au-delà de la satisfaction

j’ai invoqué tom nom

du fond de ma nuit

tu as entendu ma voix

ne ferme pas l’oreille à mes soupirs à mes cris

tu t’es approché et tu as dit

ne crains point 2 

 

                                                                              31/05/2008 22:02 



1 - Les Lamentations de Jérémie, III, 1. Éditions Desclée et Cie, 1930. p.1207.
2 – Ibid

                                                                              

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Vendredi 8 février 2008 5 08 /02 /Fév /2008 19:42
 
on ne connaît pas la véritable identité de miss-tic
l’artiste perd huit ans de travail
dans l’incendie de son atelier 1
7 poèmes en 2007
pas de paysan de paris sur l’étagère
qu’est-ce que c’est que notre vie à nous les filles
tout est certain d’avance page 215
quelque chose est le contraire du rêve
dont le rêve est le contraire mais quoi page 501
page 144 je me suis souvent demandé
où s’en vont ces légères semences
exceptionnellement matisse n’est pas une russe
mais une rousse qui naquit aux batignolles page 55
voilà bientôt trente ans tout de même
pourquoi encore un email revenant
sur ce lundi 31 décembre 1979
 le vin le chapeau le costume sombre
elle a complètement oublié notre discussion
dans la salle de bains durant peut-être une heure
également la renault 5 rouge ou bleue
les autres tambourinant à la porte
alors de quoi se souvient-elle
ma main et mon bref baiser
la rocade la nuit étoilée
la fête qui continue
on remet ça
demain
encore du vin
à trois ou quatre
à sillonner les petites villes
à faire les cons les cafés
sans filles mais des bières
la nuit va tomber
la voiture aussi
j’ai sombré
la première fois
qu’aurélien vit bérénice
il la trouva franchement laide
il entra dans cette lumière d’alcool
ce que je me dégoûtais
ce que je me dégoûtais
aujourd’hui encore davantage encore
ils parlaient depuis une heure peut-être
il leur semblait que l’année finissante ajoutait
à l’accablement dont ils étaient l’un et l’autre victimes
nancy cunard se sépare de louis aragon
aragon brûle la défense de l’infini
et tente de se suicider 2
                                                                           
                                                                  08/02/2008 19:29


[1]– Henri Lefebvre, Les unités perdues. Éditions Virgile, 2004, p.49.
[2]-  Ibid. p.14.

 

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Vendredi 21 décembre 2007 5 21 /12 /Déc /2007 17:10

 

 

car un homme sur dix mille tout au plus peut empêcher
 son cœur de battre à la vue de l’argent et des femmes
1

après la chambre 13 puis 17 puis 19

aujourd’hui l’accès m’est interdit

l’autre chambre la jaune depuis un an

tiens justement ça fait déjà 20 ans

la solitude vous fait encore plus peur que la pitié

la solitude vous a usé bien avant que vous fûtes en âge de la supporter

la solitude de la poésie et du rêve nous enlève à notre désolante solitude

la solitude était ma tentation dans le tumulte des hommes et des événements

ô que j’aime la solitude c’est l’élément des bons esprits

la solitude vaut mieux qu’être mal accompagné

si vous craignez la solitude ne vous mariez pas

sans plomb 98 1,314 €/l volume 40,94 l

dépensé le 10 12 07 à 10h56m40

53,80 euros 352,90 francs

carte bancaire lcl

à partir de 800 cm3

il découvre la symétrie

et les premières angoisses

métaphysiques à 1 200 cm3
à 10h du matin il invente l’écriture
à 23h55 il a marché sur la lune

j’ai toujours froid aux pieds

il faut que je le termine

j’ai rêvé ce matin

de miko et avant hier

de mitterrand et sollers

l’un en manteau moutarde

sortant d’une mercedes grise

sous la pluie et l’autre au volant

notant quelque chose dans un carnet

j’ai téléphoné à ma sœur ce midi

elle ne va pas mieux mais

m’invite pour la noël

ce sera simple entre nous

sans sapin ni cadeaux

bientôt 17h02

l’obscurité gagne

tout le bureau

face à l’écran

la fleur de jaspe dresse son épi
le cerf céleste crache le jade
2

 

                                                                                                     21/12/2007 17:04

 


1 - Ge Hong, Baopuzi neipian, chapitre 13. Traduction Philippe Che
2 – Ibid.

 

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Mercredi 5 septembre 2007 3 05 /09 /Sep /2007 18:28

 

tu me dis que tu veux faire

 le sacrifice de ton temps pour prier 1

elle me rend 10 centimes en monnaie

je tends la main pour qu’elle me touche

mais la pièce termine dans un rond en bois

je vous souhaite une bonne soirée ajoute-t-elle

le lendemain la pluie toute la journée j’y retourne

mon nouveau code depuis août est le deux six zéro sept 

sa femme écrit lorsqu’une chose vraiment importante lui arrive

un poème elle essaye d’en écrire parfois un ou deux par an

géraldine me fait savoir qu’elle n’a rien lu de moi

depuis vingt jours alors elle s’inquiète un peu

moi aussi enfin pas vraiment encore

mais la fin approche sereinement

d’ici trois mois l’émoi sera

sans moi ni toit

pour l’instant je cherche

le chat noir et blanc

sarah s’assoit sur mes journaux

tu touches sans les sortir complètement

tous les hommes c’est pareil

elle claque la portière

et le soleil revient

le chat rentre

je revis

on a fait 90 kms

à la recherche d’un toit

56 ans comme aujourd’hui

qu’on s’est marié j’entends les cloches

géraldine m’écrit encore ça fait 20 jours de plus

paraît-il que graziella faisait de la dépression 

et depuis la sainte rose de lima la sévigné

m’a bombardé de quarante-deux mails

mais moi c’est ma boulangère

pas la patricia en baskets

ni céleste l’asiatique

qui me turlupine

on dit qu’on peut voir l’amour

avec les yeux fermés lorsqu’on

a fait de son propre corps une fenêtre

quand je souffre je te parle en te supposant présente

je t’implore comme une consolatrice

comme j’implorerais dieu lui-même

quand je ne souffre pas

je te parle encore 2

encore

 

 

 

1 – Léon Bloy, Lettres à sa Fiancée. Editions Stock, 1941, p.57.
2 - Ibid.p.111.

                                                                                      05/09/2007 18:23

 

 

 

 

 


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Lundi 3 septembre 2007 1 03 /09 /Sep /2007 16:47

 

Bonjour,

Je constate que cela fait 20 jours que vous n'avez pas édité votre blog. Si over-blog.com ne vous a pas parfaitement convenu pour réaliser des publications sur Internet, nous serions très heureux d'en connaître les raisons. Les retours d'utilisateurs nous aident à améliorer nos services. Dans ce cas, vous pouvez me contacter par mail à geraldine@over-blog.com

Je profite de ce mail pour vous rappeler que vous pouvez vous connecter à votre interface d'administration depuis http://www.over-blog.com/, et que votre login est : SARKOZY
mot de passe : SEGOLENE

En espérant vous revoir très bientôt sur over-blog.com

Géraldine
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Vendredi 13 juillet 2007 5 13 /07 /Juil /2007 00:09

 

pourrir sous du marbre pourrir sous de la terre

c’est toujours pourrir 1

j’ai confondu le 17 avec le 21

depuis 6 ans au moins

maintenant je ne pars plus

à mon retour quand c’est pas

le frigo c’est le téléphone qui est en panne

ce matin à 9h09 c’est le chat

en miaulant qui me réveille

hier c’est elle en pétant

longtemps dans la salle de bains

mère ne veut pas aller à l’enterrement

avec moi elle a honte

quand pour la dernière fois l’oncle françois

on dit qu’il voulait l’épouser

on dit que dieu voit tout

jeanne signifie grâce de dieu

et félix est heureux

d’être le père d’un si grand saint

son épouse boite et est seule

son nom signifie amie de dieu

on dit que la femme de dostoïevski

notait ses déplacements et ses achats

mais pas ses improvisations dans la conversation

on dit que le démon souffre

quand deux individus se désirent

on dit qu’il faut préparer deux tombes

lorsqu’on sème la vengeance

j’ai encore oublié la définition

d’immanence  en l’occurrence subjective

on me dit qu’elle est

semblable aux rapides tourbillons du vent

elle raccroche brutalement

et me dit que je veux m’accaparer la maison

on dit que le langage est depuis toujours

la maison de l’être

on dit ce ne-plus-parler est un avoir-dit

finalement j’avais amplement le temps

toute la semaine pour en finir

on dit que l’amour c’est l’espace et le temps

rendu sensible au cœur et aux yeux

on dit qu’on devient moral

dès qu’on est malheureux

on dit qu’un nom c’est tout ce qui reste

d’un être même de son vivant

on dit que son habitude

qu’il fasse beau ou laid

sur les cinq heures du soir 2

 

                                                           13/07/2007  00:14


 

1 – Denis Diderot, Le Neveu de Rameau, Editions 10/18, 1964, p.37.

2 – Ibid. p.19.

 

 

 

 

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Lundi 11 juin 2007 1 11 /06 /Juin /2007 16:15

 

il arrive que pour soi l’on prononce quelques mots

seul sur cette étrange terre 1

c’était l’anniversaire hier d’hélène

dont je ne sais pas l’âge

et de miko qui elle est comme moi

ça fait aussi un an que le chat est ici

un mois que la pluie est absente

d'ici à 2010 psa peugeot-citroën va lancer

41 nouveaux modèles

j’ai repeins la terrasse

j’enfile mon pyjama bleu

fabriqué pour les 3 suisses à honk kong

les nouvelles fleurs dorment

l’univers n’est plus infini

mais chiffonné

sphérique dodécaédrique à faces pentagonales

il ne vibre pas sur toutes les longueurs d’ondes

le discours que nous tenons sur nous-mêmes

par média interposés

portent trace de ce sautillement

d’une humeur à l’autre

d’une certitude à l’autre

d’un tombeau de yeshua bar yoseph

à l’autre yehuda bar yeshua

en ce mois de mars 1980 j’ai vu léo ferrer

commençait alors une vie nouvelle

pargoletta alpigiana gentucca

montanina pieta bolognese

belle joie mon réconfort

où sommes-nous

à présent aujourd’hui

hedwig son être vital

7632 candidats et je reste dans mon lit

j’en élimine mon voisin

préférant regarder sans bien voir la balle

la finale entre rafa et roger

surveillant la cuisson des merguez aussi

mon être vital vient de sortir

essayer la nouvelle voiture de ma voisine

après waterloo

et la tasse blanche que je casse

dès mon entrée en cuisine ce matin

la moindre fêlure d’une vitre ou d’un bol

peut ramener la félicité d’un grand souvenir 2

 

                                                                                                11/06/2007 14:25

 

                                                                                                


1 –Jean Follain, Exister. Éditions Poésie/Gallimard, 1969, p.15.

2 - Ibid. p.101. 

 

 

 

 

 

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Mardi 3 avril 2007 2 03 /04 /Avr /2007 15:35

  

où iraient ensuite leur bibliothèque leurs paperasses leurs collections
la pensée de la mort les faisait s’attendrir
mais ils ne lâchaient point leur projet
1
elle me dit ça sent le brûlé
c’est le pain grillé
elle grogne y’a pas de sachets
si dans le tiroir pour quoi faire
elle me dit ah pour rien
elle me dit allez salut
ouais je bois mon café
six minutes plus tard elle revient
elle me dit j’ai oublié mes lunettes
elle repart je bois un autre café
elle me dit demain à 5h y’a la visite d’une agence
elle me dit pour la maison
elle me dit j’ai oublié de te le dire
je passe la matinée trop ensoleillée à mon bureau
je regarde le pen en dînant
je téléphone à mère qui lave ses vitres de chambres
je vide la pelouse
je regarde au feu un type contrôlé par les flics
je me mets torse nu une demie heure au soleil
je rentre lire montesquieu et les onze mille verges
j’approche mon membre du con
entrouvert d’alexine qui tressaille
elle me dit en criant tu me tues
mais je pénètre mon vit jusqu’aux couilles et il ressort
pour rentrer comme un piston
alexine remue son cul comme une enragée
elle décharge trois fois
elle crie comme une damnée elle se tord comme un serpent
je lâche dans son ventre mon foutre
français et non pas roumain
elle lape elle nettoie elle le fait de nouveau bander
je continue ma lecture de montesquieu
il est bon d’être gêné c’est comme un ressort qui est bandé
je fais une pause sur internet
elle dit simone veil que cette idée est plus grave qu'une imprudence
elle rentre elle fait chauffer des patates
elle me dit j’ai un dossier à remplir sur le net
je dis on va voir ça tout de suite
elle tape mollement des deux mains
elle a mal au ventre
je descends mettre la table
elle va deux fois aux toilettes
elle me demande de compléter le tableau
elle me dicte des chiottes les commentaires
elle part arrivent les deux filles
elles me demandent de transférer 154 chansons
d’un mp3 à d’autres
et la veuve poussa un soupir qui semblait exprimer
le long chagrin de toute une vie 2

 

 

                                                              03/04/2007 11:06 

                                    


1 – Gustave Flaubert, Bouvard et Pécuchet. Éditions Garnier-Flammarion, 1966, p.256.
2 – Ibid.p.308.

 

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Lundi 12 mars 2007 1 12 /03 /Mars /2007 16:48


près d’un baiser les lumières des rues de l’hiver finiront
1
mais c’est quoi ta vie

dès le matin

mais c’est quoi un homme pluriel

en psychologie dès son retour

j’ai compris mon bonheur au bruit qu’il a fait en partant

c’est dans la télé à l’instant

7h59 rien 18h09

rien presque rien côtoiement d’illusion

pause anamnèse sans l’agrandir ni le faire vibrer

je confonds bruno n avec pascal p

le premier brun frisé l’autre blond

tous deux de petite taille

mort en ce début d’année mais lequel

j’ai rêvé que t’achetais une chemise marron

j’ai rêvé que je caressais félixe

disent-elles dans la cuisine ensoleillée

il a rit la tête sur son bureau

nouvelle lampe à ma droite lorsque j’ai dit

que j’ai écrit ce midi j’ai mangé une crêpe

c’est vrai et entendu à la télé ce midi

coffe lunettes bleus le disant de sarkozy

nous en sommes là en art aussi

au stade d’une circulation ultra-rapide

et d’un échange impossible

j’ai réussi à caresser ses seins

un peu son dos et aussi son cul

par de douces petites claques

mais rien ne change tout peut s’effondrer

même disparaître et revenir

je lave mon drap bleu pâle l’accroche dehors

et sors acheter deux baguettes 1,66 €

et deux magazines 3 + 4,90

un dossier sur sexe et morale

avec un cahier central bouddha

peut-on manger avec son consentement son partenaire sexuel

les crimes sexuels représentent près de 25 %

de la population  carcérale en france

et le fouetter et le tromper et cliquer

et se masturber et le partager et le payer

et rentrer soleil faire son lit

manger dormir seul pas se souvenir des rêves

vite recommencer un autre texte

rideaux essence courses douche chaussettes

plume carnet

matisse le modèle foyer de mon énergie

c’est un beau moment que celui où se met en mouvement 

 un assaut contre l’ordre du monde 2

                                                                                              12/03/2007 16:39  

                                                                                                                        


1 – Guy Debord, Œuvres. Éditions Quarto Gallimard, 2006, p.65.

2 - Ibid.p.1782.

 

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Mercredi 17 janvier 2007 3 17 /01 /Jan /2007 18:06

 

 

 

 

j’entamais l’arrogance et la morgue de celles-ci
plus tard roubaix cette ville
sans charme si triste et si grise
resterait pour moi l’image du paradis 1
une chance sur 64 milliards
d’avoir les mêmes empreintes digitales
que jean-françois dit poivre-et-sel
63 ans partant pour auch
ouvrir une nouvelle boutique
ici depuis trois semaines
c’est une association
avec un peu de nouveautés
et toujours beaucoup d’occasions
1 cioran 1 di nota
le journal du capitaine dreyfus 
 un gros fassbinder
une montagne de cahiers du cinéma
et la nrf  une grosse pile
et l’hiver qui passe comme un chien
me mordant comme un futur pauvre
première crotte de l’année à 14 h 05
attali remet des lunettes
garry n’aime pas manger en public
comme rousseau qui a toujours envie de pisser
domenech ne met plus de lunettes
première branlette à 15 h 45
2 lettres à gallimard et 1 à oudinot
hélène recommande mon debord
griffé décollé surtout la séquence noire
d’ici 10 jours mais vous pouvez garder
celui-ci en lecture
me fait 50% sur les 50 ans de playboy
allô bonjour nos frais d’agence sont que de 2 % 
 voulez-vous travailler avec moi
puis-je à nouveau vous embrasser dans 2 semaines
mon cœur est triste et mes esprits
en moi s’agitent
laissons cela et ne pensons plus au passé
premier bain à 8 h 45
en écoutant l'exposition l'événement 
 les images comme acteurs de l'histoire 
 présentée au jeu de paume à paris
mais on sonne 3 fois par 3 fois
à n’en plus finir
allô c’est moi hi hi juju
on voudrait récupérer le caméscope
mais on sait plus où il est
d’ici 10 mn gros lard arrive
et j’ai encore rien lu aujourd’hui
et dans ce paris de famine
on avait aussi mangé les éléphants
du jardin des plantes
la journée du 23 novembre se terminait
déjà
et isidore allait vivre sa dernière nuit
il s’éteindrait à 8 heures 2

 

                                                                                  17/01/2007 18:02                                            

 

 

 ----------------------------------
1 – François Bott, Faut-il rentrer de Montevideo ? Editions Le cherche midi, 2005, p.130.  
2 – Ibid.p.48.

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